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Histoire et Évolution des Refuges de l'Etna : Guide Complet de la Piste Altomontana

06/02/2026

Visitez certains de ces refuges en parcourant la Piste Altomontana avec Etna3340.

En bref

  • Les premiers abris étaient des grottes naturelles (Grotta delle Capre).
  • Le premier vrai refuge fut la "Gratissima" (1804).
  • La plupart des refuges historiques (Menza, Torre del Filosofo) ont été détruits par des éruptions.
  • Aujourd'hui, la Piste Altomontana permet de visiter les sites de ces anciens refuges.

 

Histoire des refuges de l'Etna

Pendant des siècles, la possibilité de trouver un abri sur l’Etna, à des altitudes supérieures aux zones habitées, s'est limitée à quelques anfractuosités naturelles (tunnels de lave).

Les ruines qui existaient sur le modeste monticule nommé Torre del Filosofo (Tour du Philosophe), à 2920 m d'altitude, juste à la base du cratère sommital et aujourd'hui disparues, n'ont jamais permis de déterminer s'il s'agissait vraiment de l'abri du philosophe Empédocle, d'un autel d'époque romaine ou d'autre chose encore.

Durant les voyages réalisés à l’époque moderne, après une première nuit à Nicolosi chez les pères bénédictins du Monastère de San Nicolò l’Arena, l’étape suivante se faisait à l’abri d’une cavité naturelle : la Grotta delle Capre (Grotte des Chèvres), reproduite par divers dessinateurs.

Cette grotte (tunnel de lave), qui devait se trouver environ à 1700 m d'altitude sur le versant sud du volcan, fut effacée par les éruptions de la fin du XIXᵉ siècle.

 

LA « GRATISSIMA » ET LA « CASA DEGLI INGLESI »

Finalement, en 1804, l'érudit Mario Gemmellaro construisit à ses frais une modeste bicoque sur le plateau adjacent aux ruines de la Torre del Filosofo et baptisa cet abri « la Gratissima ».

Son frère Carlo, qui parmi ses nombreux engagements était aussi médecin au service de la flotte britannique stationnée à Messine, eut l'occasion en 1811 d'accompagner en excursion au cratère quelques officiers de Sa Majesté et de les faire loger à la Gratissima.

Reconnaissants et fascinés par le voyage, ceux-ci offrirent une contribution pour la construction d'un édifice plus vaste et confortable, situé à côté du premier. 

Il fut appelé en leur souvenir « Casa degli Inglesi » (Maison des Anglais) et fut utilisé pendant plus d'un demi-siècle.

 

LA CASA DEL BOSCO

Entre-temps, plus bas, à 1 439 m d'altitude, au milieu des châtaigneraies luxuriantes de la Contrada Sclafani, s'élevait une petite maison au nom romantique de « Casa del Bosco » (Maison du Bois).

En gravissant la pente raide au milieu de la forêt, les randonneurs interrompaient avec plaisir leur marche pour une halte. 

Construite sur un tertre, offrant une vue très large sur tout le versant sud de l’Etna, elle était située juste à l'écart de l'ancien sentier muletier qui menait à la montagne.

Elle resta toujours une propriété privée, mais grâce à son emplacement et à sa citerne, elle était un point d'arrêt habituel durant l'ascension.

 

L’OBSERVATOIRE VOLCANOLOGIQUE

La « Casa degli Inglesi » se dégradait elle aussi et se révélait de toute façon insuffisante.

En 1876, l’énergique directeur de l’Institut Central de Météorologie et Géodynamique de Rome, le professeur Pietro Tacchini, suscita une mobilisation pour la construction d'un édifice bien plus imposant, avec la contribution financière du gouvernement et des collectivités locales.

Ainsi naquit en 1879 l’Observatoire Astronomique « Vincenzo Bellini », devenu par la suite Observatoire Volcanologique.

Il fut érigé à l'altitude de 2942 m, propriété du Ministère de l'Instruction Publique, qui avait racheté la « Casa degli Inglesi » à la famille Gemmellaro en l'incorporant à la nouvelle construction, et fut confié à l’Université de Catane.

À partir de 1881, celle-ci concéda à la section C.A.I. (Club Alpin Italien) de Catane deux pièces et un service pour en faire un refuge alpin.

Pendant environ un demi-siècle, la fonction de Chef des Guides du C.A.I. coïncida avec celle de gardien de l’Observatoire pour le compte de l’Université.

En 1898, il fut relié par ligne téléphonique au village de Nicolosi, tandis que dans les années 20, à l'initiative du prof. Gaetano Ponte, il fut doté de l'eau courante grâce à l'ingénieuse réalisation d'un condensateur appliqué sur une fumerolle existant à proximité, appelée aussi « vulcarolo ».

Le condensateur, d'abord rudimentaire, fut ensuite construit dans une version plus efficace par l'ingénieur Malerba, chef du Bureau Technique de l’Université, représentant un exemple très moderne d'exploitation de sources d'énergie alternatives.

L’Observatoire avait été dédié à Vincenzo Bellini, tandis que le refuge alpin fut nommé, plus tard, à la mémoire d'un randonneur tombé en montagne : Giovannino Cagni.

La construction était initialement dotée d'une coupole pour les observations astronomiques, mais fut en réalité utilisée pour des études de météorologie et surtout de volcanologie.

Par conséquent, au tournant de la Seconde Guerre mondiale, la coupole hémisphérique fut remplacée par un élément cylindrique à couverture conique.

La concession du refuge au C.A.I., renouvelée tous les trois ans, dura, avec quelques interruptions, toute la vie de l’Observatoire.

Parmi les gardiens les plus connus, on compte les guides Cristoforo Montesanto, Alfio Barbagallo et son fils Vincenzino, ainsi que Giovanni Carbonaro.

En 1964, le refuge Cagni, alors gardé par V. Barbagallo, disposait de 24 couchettes, du chauffage central et de l'eau chaude et froide.

L’Observatoire Volcanologique fut détruit en avril 1971 par une éruption dont les bouches s'ouvrirent à quelques centaines de mètres derrière lui, à la grande consternation des passionnés de l’Etna qui avaient été tant de fois accueillis confortablement entre ses murs.

 

LA CASA CANTONIERA

La réalisation de l’Observatoire avait résolu les problèmes de logement à haute altitude.

Il restait cependant, pour rendre l'ascension au cratère plus aisée et sûre, la nécessité d'un autre point d'étape à une altitude intermédiaire entre Nicolosi et l’Observatoire, la Casa del Bosco étant trop basse.

L'accord providentiel arriva entre les intérêts scientifiques du prof. Tacchini et du prof. Annibale Riccò et ceux, d'étude mais également de loisir, des membres de la toute jeune section catanaise du C.A.I., dont beaucoup étaient professeurs d'université. 

En 1894 fut ainsi réalisé un refuge d'une importance fondamentale pour la fréquentation de l’Etna : la Casa Meteorico-Alpina (dite ensuite Casa Cantoniera), à 1880 m d'altitude, sur le versant sud sous les Monti Castellazzi, peu au-dessus de la limite de la forêt.

Le terrain fut donné au C.A.I. par le Comte de Belchite, tandis que l'argent pour la construction fut réuni en partie par le C.A.I. (en demandant de l'aide à toutes les autres sections de l'association) et en partie par le Ministère de l'Instruction Publique.

Ce dernier alloua 1000 lires. Le Siège central du C.A.I. envoya 300 lires. Les sections C.A.I. de Milan et Naples contribuèrent à hauteur de 100 lires chacune.

Parmi les très nombreuses contributions, celle de la « Società Alpina delle Giulie » de Trieste mérite d'être mentionnée.

Il s'agissait de passionnés de montagne sous domination austro-hongroise, qui n'avaient pas encore pu rejoindre la grande association italienne, mais qui ne manquèrent pas d'aider généreusement leurs amis siciliens.

Le reste fut tiré de la caisse de la section locale de Catane et des contributions des membres individuels.

De cette union entre l’Université et le C.A.I. naquirent des problèmes administratifs lorsque, les protagonistes de l'entente amicale ayant disparu, il fallut identifier le propriétaire effectif du bâtiment.

La Casa Meteorico-Alpina disposait de deux locaux, l'un pour l’Université et l'autre pour le C.A.I., avec des services communs. 

Elle fut détruite par un incendie en 1922 et reconstruite quelques années plus tard.

Lorsque le roi Victor-Emmanuel III inaugura en 1934 la route carrossable menant de Nicolosi à l’Etna, elle fut rénovée une fois de plus avec la contribution de l’A.S.T.I.S. (organisme public pour le tourisme) et prit le nom de Casa Cantoniera.

Elle conserva encore peu de temps son double usage d'abri pour scientifiques (volcanologues et météorologues de l'Aéronautique Militaire) et de refuge alpin, jusqu'à ce qu'en 1936 la section renonçât à tout droit sur celle-ci moyennant une indemnisation de 23560,50 lires.

Les gardiens de la Casa Cantoniera furent les mêmes que ceux de l’Observatoire et le destin des deux édifices suivit une voie parallèle.

Devenue propriété privée, la Casa Cantoniera disparut en 1983, balayée par une éruption dévastatrice.

Elle fut reconstruite et c'est actuellement un bar-restaurant.

 

LE PICCOLO RIFUGIO

En 1903, là où la pente raide commençant à la Casa Cantoniera s'adoucit dans le faux-plat nommé « del Lago », à 2504 m d'altitude, fut construit un refuge constitué d'une seule pièce de 3 mètres sur 4.

Il fut dédié aux Gemmellaro, mais le nom de « Piccolo Rifugio » (Petit Refuge) prit ensuite le dessus.

C'était un abri d'urgence en cas de mauvais temps, dépourvu de tout confort.

À sa place s'éleva dans les années 60 l'un des quatre refuges de la région, qui en reprit le nom.

 

LE REFUGE CONTI S.U.C.A.I.

Ce refuge fut construit en 1923, non pas pour les amoureux de la montagne, mais (avec des dimensions inférieures aux actuelles) comme logement pour les ouvriers qui montaient le téléphérique destiné au transport du bois de la pinède de Linguaglossa vers le village.

De logement ouvrier, il devint refuge en 1929, quand la Commune de Linguaglossa l'attribua à la section C.A.I. de Catane.

Celle-ci le confia à sa sous-section S.U.C.A.I. (Sous-section Universitaire du C.A.I.), dont les membres, guidés par le volcanologue Pr. Domenico (Micio) Abbruzzese, s'employèrent à le remettre en état.

L'entreprise Di Bernardo reçut un contrat de 1000 lires pour sa restructuration, utilisant presque exclusivement du bois, mais la S.U.C.A.I. ne paya que 700 lires, obtenant tout de même le travail fini.

Le refuge fut ainsi inauguré en 1930 et servit de base pour les excursions et de nombreuses compétitions de ski durant la décennie suivante.

Il se dresse à 1550 m, au cœur de la forêt et, jusqu'à la construction de la route asphaltée qui en facilita l'accès, le savoir-trouver au cœur de la pinède était un motif de fierté pour les randonneurs.

Dans les dernières années du fascisme, les S.U.C.A.I. furent dissoutes au profit des G.U.F. et la section C.A.I. de Catane le fit gérer par la sous-section de Linguaglossa, devenue section autonome après la guerre.

Celle-ci, guidée par le chevalier Carmelo Greco, l'un des passionnés de montagne les plus actifs de la province, le géra avec soin, réparant les dommages survenus entre-temps.

Une intervention majeure fut obtenue par Greco en 1957 auprès du maire de Linguaglossa, le Pr. Pietro Boemi, qui institua deux chantiers de travail pour agrandir le refuge avec d'autres pièces et aménager deux citernes supplémentaires.

Le refuge fut alors baptisé « Attilio Conti », en mémoire d'un membre de la section locale du C.A.I. tombé en Afrique durant la Seconde Guerre mondiale.

Il connut une nouvelle période d'utilisation intense jusqu'en 1971, date à laquelle, lors d'une puissante tempête, une partie du toit s'effondra sous le poids de la neige, rendant la construction définitivement inutilisable.

 

LE REFUGE MENZA

La Valle del Bove présentait dans les années 30 un paysage absolument différent de celui d'aujourd'hui, désertique et infernal. 

En effet, elle n'avait pas été touchée par des éruptions depuis plus de 70 ans et sa surface, bien que constituée exclusivement de coulées de lave superposées, était adoucie par le temps et parsemée de vastes espaces herbeux.

Avec l'explosion du phénomène du ski sur l'Etna, sa fréquentation se répandit, car même avec une couche de neige modeste, on pouvait y tracer de splendides pistes de compétition.

On organisait aussi dans la Valle del Bove des campements pour les excursions estivales et des exercices d'alpinisme.

Une telle activité mena à l'idée d'y réaliser un refuge, le premier entièrement propriété du C.A.I. de Catane.

Le terrain fut demandé à l'Archevêque de Catane, dont la « Mensa Arcivescovile » (l'administration épiscopale) possédait de vastes étendues de terrain sur l'Etna.

Plus que d'une vente, on peut parler de cadeau, car la somme convenue fut de 250 lires pour 2500 m² de terrain de scories. 

Mgr Carmelo Patanè imposa cependant une condition : le corps du refuge devait inclure une petite chapelle avec une entrée séparée.

Pour son édification, on choisit une zone à 1680 m d'altitude, distante d'environ 300 m à l'est du Castello del Trifoglietto.

Il y avait en effet là la possibilité de s'approvisionner en eau grâce à une petite source existant le long de la Serra del Salifizio, dans le canal justement dit « dell’Acqua ».

Après un premier projet écarté, on utilisa celui, offert gracieusement, du membre ingénieur Alfio Amantia, assisté pour l'esthétique globale par l'architecte Rosario Marletta.

L'argent nécessaire, un peu plus de 40000 lires, fut pris en partie en vidant les caisses de la section.

Pour le reste, on recourut à toutes sortes d'artifices ingénieux, y compris l'organisation de bals au Café Lorenti.

Il fut achevé en cinq mois et demi et inauguré le 3 décembre 1933.

Le refuge disposait de deux chambrettes de 4 lits et deux dortoirs de 18 et 26 lits, pour un total de 52 places.

Et le nom ? Il était prêt depuis longtemps.

Le C.A.I. voulait honorer la mémoire d'un jeune alpiniste, Gino Menza, qui avait perdu la vie en 1925 lors d'une descente de la paroi de la Serra del Salifizio.

Ses amis lui avaient construit une croix, mais voulaient faire bien plus pour maintenir son souvenir vivant.

Les clés furent confiées au guide Peppino Strano de Zafferana, qui le géra du mieux qu'il put, compte tenu des conditions ardues pour y acheminer les vivres et le bois de chauffage.

Il fut utilisable jusqu'en 1975, puis commença à tomber en ruine.

En juin 1992, lors des opérations de la Protection Civile visant à retarder les effets de l'éruption, la création d'un canal artificiel provoqua l'invasion par le magma de tout le bord méridional de la Valle del Bove, et ce qui restait du Refuge Menza fut submergé par plus de 30 mètres de lave.

 

LE REFUGE CITELLI

En 1934, parmi les centaines de passionnés de l’Etna, figurait le Pr. Salvatore Citelli, oto-rhino-laryngologiste de renom.

Célibataire et fortuné, il décida de faire don au C.A.I. d'un refuge dans une position où le manque se faisait sentir : adossé à la Serra delle Concazze, juste hors de la pinède, pour favoriser l'attaque finale du Cratère par ce versant, via les Pizzi Deneri.

Il s'accorda avec le chevalier Antonino Paternò Castello des Marquis du Toscano pour la concession gratuite du terrain.

On choisit le sommet du Monte Concazze, un ancien cratère latéral en position panoramique « à couper le souffle ».

L'ingénieur-alpiniste Alfio Amantia fut appelé pour le projet et la direction des travaux.

Le 13 novembre 1935, le terrain et l'édifice furent donnés à la section de l’Etna du C.A.I.

Inauguré le 6 octobre 1935, il fut confié au guide Peppino Strano, qui le géra jusqu'en 1975.

Après une période de déclin, la section C.A.I. de Catane le concéda à la commune de Sant'Alfio pour qu'elle le restructure. 

Grâce à cet accord, le Refuge Citelli a été réinauguré en 1996, géré par une coopérative de jeunes, et est à nouveau à la disposition des passionnés de la montagne.

Note : actuellement (février 2026), le Rifugio Citelli est fermé, car la "coopérative de jeunes" a pris sa retraite et le refuge attend une nouvelle direction.

 

LE REFUGE SAPIENZA

Le C.A.I. ayant renoncé en 1936 à tout droit sur la Casa Cantoniera, la nécessité surgit de se doter d'un refuge sur le versant Sud.

L'occasion se présenta à la chute du Fascisme.

Un peu plus à l'Est de la Casa Cantoniera, à 1910 m, la Milice Volontaire pour la Sécurité Nationale avait commencé la construction d'une petite caserne nommée « Capanna Montagnola », restée à l'état de gros œuvre au début de la guerre.

Une fois le conflit terminé, le C.A.I. obtint ce bâtiment et, avec la contribution déterminante des membres, compléta la structure (qui manquait même de planchers) pour l'inaugurer le 14 décembre 1947.

Le projet fut rédigé par l'ingénieur Oliviero Scuto et les travaux dirigés par l'incontournable Alfio Amantia.

Le refuge prévoyait 42 lits. Parmi les donateurs, Domenico Sapienza offrit une somme extraordinaire (320000 lires) en mémoire de son frère Giovannino, alpiniste passionné mort durant le conflit. Il fut donc naturel de baptiser le refuge Sapienza.

L'édifice, doté pour l'époque de tout le confort, fut géré durant une bonne partie des années 50 par le guide émérite Vincenzino Barbagallo.

Par la suite, on construisit sur le flanc ouest une petite extension nommée « Il Caminetto » pour les activités des membres du C.A.I.

Le refuge fut agrandi et réinauguré en 1957, atteignant 102 lits.

Le Refuge Sapienza vécut une histoire extraordinaire en avril 1983 : durant une éruption surgie 4 km plus haut, un bras de lave s'appuya contre son mur Nord, l'encercla par l'Est et se déversa sur le parking en contrebas.

L'édifice, donné pour perdu et vidé par les membres du C.A.I., résista pourtant.

Après trois ans d'interruption, il reprit son activité en 1986.

 

LES REFUGES DU CORPS FORESTIER

Dans la seconde moitié du siècle, deux nouveaux acteurs entrèrent en scène : le Corps Forestier et la Région Sicilienne.

Le Corps Forestier, chargé du reboisement, commença à réaliser des abris, parfois appelés casernes, parfois refuges, pour faciliter les travaux.

Les structures suivantes furent mises en service, respectivement sur les territoires de :

  • Randazzo : Case Pirao (1 147 m), Refuge de Monte S. Maria (1 625 m), Refuge Saletti (1 373 m).
  • Maletto : Refuge de M. Maletto (1 701 m), Refuge de M. Scavo (1 708 m), Refuge Sciarelle (1 285 m), Refuge Bosco Inchiuso, ex Case Pappalardo (1 218 m).
  • Bronte : Refuge Poggio la Caccia (1 917 m), Refuge La Nave (1 438 m).
  • Adrano : Refuge Galvarina (1 878 m), Casa Zampini (1 344 m).
  • Ragalna : Refuge San Giovanni Gualberto (1 738 m), Refuge Valerio Giacomini (1 706 m).
  • Nicolosi : Refuge de M. Grosso (1 335 m), Refuge de M. Gemmellaro (1 420 m).
  • Milo : Case Paterniti (1 334 m).
  • Linguaglossa : Refuge de M. Crisimo (1 205 m).
  • Castiglione di Sicilia : Caserne Pitarrone (1 460 m), Refuge de M. Timparossa (1 838 m), Refuge de Grotta delle Palombe (1 566 m).

Bien que la réalisation de structures pour la randonnée ne fasse pas partie de ses missions institutionnelles, le Corps Forestier destine depuis plus d'une décennie certains de ses refuges à cette fonction, les laissant ouverts et assurant une surveillance discrète.

Ceux situés le long de la piste altomontana de l’Etna sont très utilisés comme bivouacs.

 

LES REFUGES DE LA RÉGION SICILIENNE (aujourd'hui province de Catane)

De son côté, la Région Sicilienne posa dans les années 60 les bases d'un plan qui mena à la réalisation de quatre refuges de belle allure :

  • Nicolosi : Piccolo Rifugio (2 458 m), Rif. Torre del Filosofo (2 915 m).
  • Linguaglossa : Rif. di Monte Baracca (1 755 m), Refuge de M. Nero (1 805 m).

Malheureusement, une fois réalisés, ces édifices ne furent jamais vraiment gérés pour le tourisme et se détériorèrent vite.

Pour les deux refuges situés dans la haute pinède de Linguaglossa (M. Nero et M. Baracca), la section locale du C.A.I. intervint providentiellement, en obtenant la garde informelle en échange de l'accès gratuit pour ses membres.

Ils sont actuellement en état correct.

Le Piccolo Rifugio fut victime d'une incroyable malchance en 1983 : la faille éruptive s'ouvrit exactement sous ses fondations, causant des dommages irréparables.

Le Refuge Torre del Filosofo est confié à la société du téléphérique, mais n'est utilisé que par des randonneurs occasionnels autorisés à y bivouaquer.

Au début des années 90, la propriété de ces quatre refuges a été cédée à la Province Régionale de Catane, laissant espérer un avenir meilleur.

Le Refuge Torre del Filosofo a été détruit par les éruptions du nouveau cratère sud-est, surtout lors des événements du 26 octobre 2013.

 

AUTRES REFUGES

Enfin, il existe sur l’Etna quelques bâtiments appartenant aux communes : la Casermetta di Monte Spagnolo au Nord (commune de Randazzo) et la petite maison de Piano dei Grilli (commune de Bronte).

Des projets existent pour rendre ces deux édifices accessibles au public.

L'essentiel à retenir sur les refuges de l'Etna :

  • Origines historiques : Des premiers abris naturels (Grotta delle Capre) à la construction de la "Gratissima" en 1804 par Mario Gemmellaro.
  • Science et Alpinisme : L'âge d'or avec l'Observatoire Bellini (2942m) et la Casa Cantoniera, liant l'Université de Catane et le C.A.I.
  • Disparus sous la lave : De nombreux refuges historiques, dont le Menza, la Torre del Filosofo et le premier Observatoire, ont été détruits par des éruptions.
  • Les survivants : Le Refuge Sapienza (Sud) et le Refuge Citelli (Nord-Est) restent les piliers de l'accueil touristique moderne.
  • Randonnée Altomontana : Aujourd'hui, le réseau des refuges du Corps Forestier offre des points d'étape essentiels pour le trekking autour du volcan.

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